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Copyright José

La Fuerte Wave Classic vous en avez surement entendu parler ces derniers temps. Des images qui font le tour de la planète, une compétition pas comme les autres, organisé par des coureurs professionnels, pour du fun à 200%.


C'est d'ailleurs un certain Thomas Traversa aidé de son complice Jean-Baptiste Caste qui a été à l'origine de cette initiative. Et pour parachever le côté médiatique de cette épreuve et à la demande de Pierre Bracar et Orlando Lavandera, c'est Steve Palier un local de Six-Fours les Plages, qui s'est attelé à la tache.

Je vous propose une petite interview de Steve Palier qui nous fait un retour sur cette épreuve, qui n'est pas sans rappeler la mythique "Trilogy" des années 90. Nul doute qu'il y aura une suite...
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Photos copyright José (site web pour la galerie)

BCB
: Thomas Traversa et JB Caste sont les initiateurs du projet. Peut-tu nous expliquer comment est né celui-ci et comment tu t'es retrouvé aux commandes du projet ?
Steve Palier (S.P.) : JB Caste et Thomas Traversa ont en effet eu l'idée d'un tel contest au vu du peu d'épreuves de vagues au programme de la World Cup. Comme ils allaient régulièrement sur Fuerteventura, ils ont exposé leur idée à Pierre Bracar et Orlando Lavandera, associés sur le projet du centre 7th Wave sur place. C'est à ces 2 derniers que l'on doit toute l'organisation globale du projet. Thomas et JB n'ont eu ensuite qu'à inviter "leurs potes". J'ai été contacté peu après par Philippe Bracar, le frère de Pierre, pour m'occuper de la partie communication/relations presse de l'évènement. Nous avions en fait déjà collaboré ensemble lors du "7th Wave/Ezzy Wave Contest" pendant le Ventilo Show en 2008.
 
BCB : La FWC est en quelque sorte un nouveau concept de compétition de vagues. Pourtant elle n'est pas sans rappeler certaines compétitions de vagues des années 90. D'ailleurs tu avais déjà participé à de tels événements. Qu'est-ce qui change selon toi dans cette compétition, est-ce le côté extrême ?
S.P. : La "Fuerteventura Wave Classic" ressemble en de nombreux points à la "Trilogy" qui avait été instaurée par Fred Gravoille, ainsi qu'au circuit "Natural Wave Challenge" de l'AWR qui avait été mis en place par une bande de potes à la fin des années 90. Le but était le même : rassembler les meilleurs waveriders sur une longue période et sur les bons spots pour faire de l'image et se payer une bonne tranche de fun dans de bonnes conditions de vagues! Peut-être que la FWC est différente dans le sens où Thomas et JB ont instauré un contest par équipes de 3 riders, ce qui entraîne forcément une émulation vraiment plus forte entre les riders et une ambiance bien différente de ce que j'ai pu rencontrer par exemple, sur le circuit AWR où c'était encore "chacun pour soi". Le côté extrême a toujours existé depuis la Trilogy qui se déroulait dans des conditions déjà épiques (comme sur le spot de One-Eye à l'île Maurice ou à Ponta Preta au Cap-Vert), mais il est vrai que les riders repoussent aujourd'hui encore plus les limites en chargeant des vagues toujours plus grosses...

BCB : Qu'est-ce qui a motivé l'organisation de faire cette compétition à Fuerteventura aux îles Canaries ?
S.P. : Il n'y a pas eu beaucoup à réfléchir dans le sens ou Thomas Traversa et Yannick Anton avaient déjà eu l'occasion de scorer    des vagues fabuleuses cet hiver sur le spot de Puertito, ou même aux environs de Majanicho... Cela n'a donc pas été difficile, après les photos ou vidéos qui en ont découlé, de convaincre les autres riders de venir se frotter aux conditions que l'on peut rencontrer sur le North Shore de Fuerteventura en hiver! Des spots "World Class" qu'il ne faut pourtant pas négliger...

BCB : On a vu sur les quelques images qui nous sont parvenues, avant la sortie prochaine d'une vidéo (réalisé par le cousin de Thomas Traversa), que les conditions avaient été vraiment "hardcore". Est-ce que tous les coureurs ont joué le jeu face aux dangers, quelles ont été leur réaction ?
S.P. : Le jour avant que les conditions ne deviennent vraiment "hardcore" avec des vagues jusqu'à 1 mât 1/2, les vagues faisaient déjà une taille de mât mais c'était largement raisonnable pour envoyer les coureurs à l'eau pour le 2° round. Tous ont donc été "obligés" d'aller se frotter au slab de Puertito, une vague qui n'accueille d'habitude que des bodyboarders. Ils avaient aussi "l'obligation" d'aller ramener des points pour leurs teams respectifs. Tous y sont donc allé. Certains ont reçu, d'autres pas... Mais pas mal d'entre eux avaient déjà eu de belles frayeurs. Le lendemain, les conditions sont devenues très méchantes et, d'un commun acccord avec les riders, l'orga a décidé de faire une "free session" pour ceux qui souhaitaient aller à l'eau. 7 riders sur 15 sont allés affronter les murs liquides : les plus téméraires (Traversa, Guilloul, Porcella, Voget et Goffinet) ainsi que les 2 locaux habitués du spot (Anton et Etienne). Les autres restés à terre ne se sentaient pas d'aller dans le bouillon. On ne pouvait pas les obliger mais une chose est sûre : les plus belles images diffusées actuellement par la presse sont les images de cette journée-là, le "big friday" à Puertito. Il n'y a pas eu de casse, les riders jouant la carte de la prudence avant tout.

BCB : Les retombées médiatiques de l'événement ont été importantes (Planète Thalassa, Wind et Planchemag, Windsurf Italia, Wind News, Boardseeker.com, Boards,...), images, articles, ce qui montre qu'un tel événement est plutôt porteur. As-tu déjà des contacts avec de futurs partenaires qui souhaiteraient vous aider à développer le concept ?
S.P. : Orlando Lavandera qui est local de Fuerteventura et responsable des partenariats, a confirmé peu de temps après la FWC,   que la Mairie de La Oliva (Fuerteventura) et le "Service des Sports" ont promis d'aider à nouveau pour qu'une 2° édition voit le jour en 2010. Red Bull, qui avait été contacté cette année déjà, a apporté un léger soutien à la 1° édition mais il y a fort à parier que devant le succès et de par le côté extrême qui s'est dégagé de cette 1° compétition, la marque de boissons énergisante passe à la vitesse supérieure en 2010! Une marque comme Mystic a également suivi de près l'épreuve, tout comme la marque de sportswear Soöruz. A suivre donc...

BCB : Dans l'ensemble quels ont été les moyens dont vous avez disposé  pour organiser cet événement ?
S.P. : Les riders, le caméraman et les journalistes étaient hébergés gratuitement et avaient le repas du midi fourni. Nous avions également à dispo un minivan pour transporter les coureurs, un autre pour le matos, un jetski et 2 pilotes chevronnés en relation VHF avec un assistant sur la plage, une ambulance à dispo, 1 hélico prêt à décoller en cas de pépin, 1 ordinateur portable + 1 carte 3G, 2 caméras HD, 2 photographes et... 1 table et 5 chaises pour les juges + 2 drapeaux pour signaler le début/fin des heats!

BCB : Est-ce que des coureurs pros qui n'étaient pas présent (on peut penser à Kauli Seadi, Ricardo Campello, Victor Fernandez) se sont manifestés en vue d'un prochain événement, et faire parti de cette expérience ?
S.P. : Il faudrait poser la question à Thomas qui était à Maui dernièrement. Je suis presque sûr que les discussions ont dû aller bon train sur la FWC! Quant aux tops riders invités par Thomas et JB en début d'évènement (Mc Kercher, Fernandez, Brawzinho, Siver...), ils ont implement dû décliner l'invitation en raison d'obligations professionnelles. Sinon, je pense qu'ils seraient venu volontiers...

BCB : As-tu eu des retours de l'industrie du windsurf sur cet événement et si oui qu'en pense-t-il ?
S.P. : Je suis en train de me replonger doucement dans l'organisation du prochain Ventilo Show. Je vais donc reprendre contact petit à petit avec l'industrie du Windsurf mais le peu de contact que j'ai eu avec les distributeurs français ne me permet pas de me prononcer sur le sujet. En revanche, nous avons reçu un mail très positif de la part de Fanatic International qui a relayé l'info sur l'évènement via leur site web, tout comme Starboard. Ca fait plaisir et c'est encourageant parce qu'entre nous, l'industrie du windsurf est souvent avare de commentaires en général... sauf lorsque ce n'est pas bien! C'est dommage.


BCB : On sait qu'auparavant la PWA n'était vraiment pas enthousiasmée à l'idée d'une sorte de circuit parallèle qui se développerait . Qu'en est-il aujourd'hui, est-ce que tu as eu un retour de la PWA à ce sujet ?
S.P.
: Non. Nous n'avons eu aucun retour de l'organisation de la PWA. Cependant, c'est peut-être le seul site web où il n'y a pas eu une seule news sur l'évènement! Ils ne voient certainement pas cela d'un bon oeil, mais il faut voir que l'organisation de la FWC souhaite participer aussi, à sa manière, à la promotion du windsurf et non pas concurrencer un circuit déjà bien en place. La Trilogy n'a jamais gêné le World Tour PWA. En revanche, les images qui en ont découlé auront marqué les esprits à jamais! Je pense que nous travaillons tous dans le même sens, sauf que des épreuves comme la FWC n'ont juste rien d'officiel, ce qui arrange certains riders (et pas d'autres). Une "Fuerte Wave Classic" peut alors peut-être se présenter simplement comme un complément au circuit mondial mais un tel évènement reste dans tous les cas un super vecteur de communication pour le windsurf extrême et le surfsailing pratiqué... dans de bonnes conditions de vagues recherchées par certains coureurs!

Merci encore à Steve d'avoir répondu à ces questions pour BCBwindsurf.
BCBWindsurf Association multiglisse